Tchad : quatre officiers radiés de l'armée

Ces quatre personnes interpellées au lendemain de la mort des 10 militaires à Massaguet dans la nuit de mardi, sont immédiatement révoqués. Copyright de l’image AFP
Image caption Ces quatre personnes interpellées au lendemain de la mort des 10 militaires à Massaguet dans la nuit de mardi, sont immédiatement révoqués.

Les quatre officiers tchadiens arrêtés pour l'assassinat de 10 militaires lors de l'attaque la semaine dernière d'un convoi qui les transférait vers la prison de Koro-Toro au Nord du Tchad ont été radiés de l'armée.

Les militaires radiés sont le colonel Moussa Souleymane Bachar, désigné comme chef du groupement de la garde présidentielle, le capitaine Sébi Ahmat Beguera et les sous-officiers, adjudant Abderamane Djéroua Djikou et sergent Ousmane Youssouf Abakar, rétrogradés en deuxième classe, puis radiés des effectifs des forces armées tchadiennes.

Les deux décrets signés du président tchadien, Idriss Deby, ont été lus à la radio et à la Télévision Nationale lundi. Ils indiquent que ces quatre personnes interpellées au lendemain de la mort des 10 militaires à Massaguet dans la nuit de mardi, sont immédiatement révoqués.

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Les mêmes textes signés du Président Idriss Deby précisent que leur pension de retraite ainsi que les indemnités compensatrices sont supprimées.

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Image caption Les deux décrets de radiation ont été signés du président tchadien, Idriss Deby

Un membre de la société civile joint par la BBC et qui qui a souhaité garder l'anonymat a déclaré que les décrets présidentiels sont prématurés. Selon lui, le président Idriss Deby aurait dû attendre que toutes les personnes impliquées dans l'attaque soient identifiées et arrêtées.

Il se demande aussi si ces radiations ne viseraient pas à cacher la vérité.

Ces quatre personnes avaient été arrêtées mercredi dans le cadre d'une enquête ouverte par la justice tchadienne sur l'attaque dans la nuit de mardi dernier du convoi qui transportait des prisonniers vers une prison du nord du pays.

Les véhicules avaient été immobilisés par un groupe d'hommes armés, et 10 militaires ont été tués à bout portant. Les 4 suspects ont été déclarés coupables à l'issu d'un procès tenu en comparution immédiate au Tribunal de grande Instance de N'Djamena, la capitale.

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