Egypte : 20 personnes condamnées à mort

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Image caption Les faits remontent au 14 août 2013 quand un commissariat d'une banlieue du Caire, présentée par les autorités comme un fief islamiste, a été attaqué et 13 policiers tués.

La justice égyptienne a condamné à mort lundi 20 personnes accusées du meurtre de 13 policiers lors des violences qui avaient suivi la destitution de l'ancien président Mohamed Morsi en 2013.

Ces personnes, liées aux Frères musulmans, étaient de nouveau jugées en première instance après l'annulation en mai 2014 d'un premier procès où 183 peines de mort avaient été prononcées.

Les faits remontent au 14 août 2013 quand un commissariat d'une banlieue du Caire, présentée par les autorités comme un fief islamiste, a été attaqué et 13 policiers tués.

Un peu plus tôt, 700 manifestants avaient été tués par les forces de sécurité qui dispersaient, au Caire, deux sit-in contre la destitution de Mohamed Morsi.

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"Procès expéditifs"

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Image caption Les organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé et qualifié ces procès d'expéditifs.

Après l'éviction de l'ancien président Mohamed Morsi en juillet 2013 par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi, des centaines de ses partisans ont été condamnés à mort lors des procès de masse.

Les organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé et qualifié ces procès d'expéditifs.

Ces derniers mois, la Cour de cassation a annulé des centaines de peines capitales, notamment certaines prononcées à l'encontre de l'ancien président Morsi et des dirigeants de la confrérie des Frères musulmans dont il est lui-même issu.

En février 2015, un tribunal de première instance avait prononcé 183 peines de morts contre les personnes impliquées dans ces violences.

Un an plus tard, la Cour de cassation avait annulé ce jugement, et ordonné un nouveau procès pour 149 des 183 accusés.

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