Bissau: retrait des forces de la CEDEAO

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Image caption L'Ecomib avait été déployée en mai 2012 après le coup d'Etat militaire du 12 avril 2012.

Les forces de la Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) vont entamer vendredi le retrait de sa force en Guinée Bissau "du 28 avril au 30 juin.

L'Ecomib avait été déployée en mai 2012 après le coup d'Etat militaire du 12 avril 2012.

L'opération a pour but d'aider à sécuriser le processus de transition politique marquée par l'élection du président José Maro Vaz. Ses troupes s'occupent notamment de la protection des personnalités et des édifices publics.

Selon un communiqué publié mardi, le retrait de cette force a été décidé par les quinze chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

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Le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel Alain de Souza et plusieurs ministres de la région ont effectué une visite à Bissau du 24 au 25 avril.

Le communiqué qui a sanctionné la mission a exhorté la communauté internationale à apporter tout l'appui nécessaire à un transfert complet et sans heurts de l'architecture de sécurité de la CEDEAO vers l'armée nationale bissau-guinéenne.

L'Ecomib compte actuellement environ 500 policiers, gendarmes et militaires, essentiellement des Nigérians, des Sénégalais et des Burkinabè.

Crise politique

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Image caption La Guinée-Bissau vit une crise politique depuis la destitution en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira

La Guinée-Bissau vit une crise politique depuis la destitution en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir). Les deux hommes appartiennent tous au PAIGC.

Le président guinéen Alpha Condé a été désigné médiateur dans la crise. Il a favorisé la signature d'un accord de sortie de crise signé en octobre 2016 à Conakry.

Umaro Sissoco Embalo a été nommé Premier ministre en novembre, une nomination rejetée par le PAIGC, comme celle de ses prédécesseurs.

La crise se traduit aussi par un blocage à l'Assemblée nationale, et Sissoco Embalo n'a toujours pas pu y présenter sa déclaration de politique générale.

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