Le procès de Compaoré renvoyé au 8 mai

Les mouvements de la société civile et de l'opposition manifestaient contre la modification de la Constitution et plusieurs personnes avaient été tuées. Copyright de l’image AFP
Image caption Les mouvements de la société civile et de l'opposition manifestaient contre la modification de la Constitution et plusieurs personnes avaient été tuées.

Le procès de l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré et plusieurs ministres de son régime a été renvoyé au 8 mai prochain.

Il devait se tenir jeudi à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Ils sont jugés pour leur responsabilité présumée dans la répression de l'insurrection populaire d'octobre 2014.

Les mouvements de la société civile et de l'opposition manifestaient contre la modification de la Constitution et plusieurs personnes avaient été tuées.

Blaise Compaoré vit en Côte d'Ivoire depuis la chute de son régime en 2014 et a acquis la nationalité ivoirienne en 2015.

Ce qui le met à l'abri de toute extradition conformément à la loi ivoirienne.

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Image caption Les ministres sont poursuivis, entre autres, pour « complicité d'homicide volontaire » et « coups et blessures volontaires » des personnes qui ont trouvé la mort lors de l'insurrection d'octobre 2014

Il est jugé en son absence mais l'ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao et les généraux Gilbert Diendiéré et Djibril Bassolé étaient présents à la cour le 27 avril 2017, lors de la première audience.

Les ministres sont poursuivis, entre autres, pour « complicité d'homicide volontaire » et « coups et blessures volontaires » des personnes qui ont trouvé la mort lors de l'insurrection d'octobre 2014

Selon des sources officielles, 33 personnes avaient été tuées pendant ces manifestations contre une modification de la constitution qui devait permettre au président Compaoré de briguer un cinquième mandat.

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Image caption Le Général Gilbert Diendéré

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti de l'ancien chef d'Etat, a estimé la semaine dernière que ce procès est un "règlement de comptes politiques".

"Nous ne nous faisons pas d'illusions. Les dés sont jetés. Le pouvoir se livre à une "chasse aux sorcières" contre les anciens ministres pourchassés par la vindicte du régime actuel", avait indiqué un communiqué du CDP.

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