Côte d'Ivoire: les ex-rebelles "débloquent" Bouaké

Une scène des négociations de la mutinerie de janvier dernier. Les soldats attendent l'arrivée du ministre de la défense à l'aéroport de Bouaké. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Une scène des négociations de la mutinerie de janvier dernier. Les soldats attendent l'arrivée du ministre de la défense à l'aéroport de Bouaké.

Après des discussions avec le préfet de Bouaké, les ex-rebelles des Forces nouvelles qui avaient bloqué l'accès sud de la ville ont décidé de suspendre leur mouvement d'humeur.

Selon Mamadou Ouattara, porte-parole du mouvement, à la suite des discussions avec le préfet, "un rendez-vous ferme est pris pour rencontrer le chef de l'Etat incessamment".

Auparavant, ils avaient pris contact avec le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, qui avait déclaré que le gouvernement "observait la situation" pour essayer de la comprendre et travailler aussi à calmer le jeu".

Plusieurs centaines d'anciens rebelles démobilisés avaient bloqué lundi matin sans armes l'accès sud de la ville de Bouaké, dans le centre de la Côte d'Ivoire, arborant des bandeaux rouges.

Ils réclamaient leur "part du gâteau" et exigent "18 millions de F CFA par personne", la "reconnaissance de leur grade de caporal" et leur "intégration dans l'armée".

Plusieurs centaines de véhicules avaient été bloqués à l'entrée de la ville.

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Les "démobilisés" sont des anciens membres des Forces nouvelles qui avaient occupé le nord de la Côte d'Ivoire de 2002 à 2011.

Ils avaient soutenu l'actuel président Alassane Ouattara lors de la crise post-électorale de 2010 à 2011.

Une partie d'entre eux a ensuite été intégrée dans l'armée ivoirienne et une autre démobilisée.

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