RDC : le siège de l'Udps encerclé

Une centaine de policiers anti-émeute ont encerclé le bâtiment après l'incendie du bus à Limete, commune du centre de Kinshasa . Copyright de l’image AFP
Image caption Une centaine de policiers anti-émeute ont encerclé le bâtiment après l'incendie du bus à Limete, commune du centre de Kinshasa .

A Kinshasa, un véhicule de la police a été incendié devant le siège de l'Udps, le parti de feu Etienne Tshisekedi, l'opposant historique décédé le 1er février dernier à Bruxelles.

Une dizaine de policiers anti-émeute ont encerclé le bâtiment après l'incendie d'un camion à Limete, commune du centre de Kinshasa .

"Du camion de la police, il ne reste qu'une épave fumante devant le siège de l'Udps. Plusieurs dizaines d'agents des forces de l'ordre sécurisent le lieu, près des restes incandescents de la tente qui abritait les policiers en faction. Le siège du principal parti d'opposition est bouclé", explique Poly Muzalia, correspondant de la BBC à Kinshasa..

D'après des témoins , l'incendie a commencé vers 4 heures du matin.

Peter Kazadi, un cadre de l'Udps dénonce un "coup monté par les autorités" pour empêcher l'inhumation d'Etienne Tshisekedi au siège de son parti.

Le corps de la figure historique de l'opposition congolaise décédée le 1er février à Bruxelles à 84 ans n'est toujours pas arrivé à Kinshasa.

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Image caption Le corps de la figure historique de l'opposition congolaise décédée le 1er février à Bruxelles à 84 ans n'est toujours pas arrivé à Kinshasa.

L'Udps a annoncé le rapatriement de sa dépouille à Kinshasa le 12 mai pour être "inhumée au siège du parti".

L'inhumation d'une dépouille sur un terrain privé est interdite par la loi congolaise.

Le retour de la dépouille de Tshisekedi a été à chaque fois reporté, faute d'accord entre la famille, le parti, et les autorités sur le lieu de la sépulture de l'opposant.

Son décès est survenu en pleine négociation sur un accord de partage du pouvoir et de sortie de crise après la fin officielle du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre 2016.

Le 31 décembre, un accord a été signé entre la majorité et l'opposition mais les deux parties ont du mal à la mettre en oeuvre en raison de profondes divergences sur son application.