Côte d'Ivoire: reprise des mutineries

Des tirs nourris ont été entendus lundi matin à Abidjan, selon des habitants. Copyright de l’image AFP
Image caption Des tirs nourris ont été entendus lundi matin à Abidjan, selon des habitants.

Les mutineries ont repris lundi matin en Côte d'Ivoire avec des tirs nourris de soldats mutins pour réclamer des primes non payées à Bouaké (centre) mais aussi à Abidjan, où la situation est très tendue.

Des tirs nourris ont été entendus lundi matin à Abidjan, selon des habitants.

Les voies d'accès aux camps militaires Akouedo, et notamment une des principales artères de la zone, sont fermées.

Entre temps, une opération militaire est en cours pour rétablir l'ordre à Bouaké.

Depuis vendredi, le pays est en proie à une tension avec des militaires qui réclament des primes impayées.

Dans les autres villes du pays comme Daloa dans le centre-ouest ou Bouaké, seconde ville de la Côte d'Ivoire, c'est également la confusion.

Ces deux villes sont paralysées, des témoins sur place rapportent que des tirs entendus toute la nuit n'ont pas cessé.

Le général Touré Sékou, chef d'Etat major de l'armée ivoirienne, a affirmé dans un communiqué que les actes des mutins sont contraires à l'éthique militaire.

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Image caption Les voies d'accès aux camps militaires Akouedo, et notamment une des principales artères de la zone, sont fermées.

POINTS CLES

  • En novembre 2014, des militaires de Bouaké ont déclenché une mutinerie pour exiger le paiement d'une prime de 12 millions de francs CFA
  • Ce mouvement de protestation s'est ensuite étendu à Abidjan, la capitale économique, et d'autres villes du pays.
  • Le 7 janvier 2017, les protestations reprennent à Bouaké, Abidjan et Man
  • Le 8 janvier, le président Ouattara annonce un "accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie des soldats"
  • Dans la foulée, il démet de leurs fonctions les chefs de l'armée, de la gendarmerie et de la police
  • Le 13 janvier, un accord final est trouvé entre des militaires mutins et le gouvernement après de nouvelles tensions
  • Le 17 janvier, quatre personnes sont tuées à Yamoussoukro, la capitale administrative, dans une manifestation de militaires
  • Le 18 janvier, gendarmes, soldats, gardiens de prison et douaniers tirent en l'air dans plusieurs villes, et notamment dans le port d'Abidjan
  • Le 11 mai, un représentant de soldats annonce renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats.
  • Des soldats réclament le versement de reliquats des primes dans les rues d'Abidjan, de Bouaké et Korogho en tirant des coups
  • Le 13 mai, un homme blessé par balle la veille décède à Bouaké, contrôlée par les militaires qui tiennent aussi Korhogo
  • Le 15 mai, les mutineries se poursuivent à Bouaké mais aussi à Abidjan, où de nombreux tirs sont audibles en provenance des deux camps militaires d'Akouedo

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