Deyda Hydara : la Gambie émet deux mandats d'arrêt

Aux dernières nouvelles, les deux anciens soldats gambiens visés par le mandat d'arrêt international se seraient réfugiés en Guinée, après la chute de leur leader lors de la présidentielle de décembre dernier. Copyright de l’image AFP
Image caption Aux dernières nouvelles, les deux anciens soldats gambiens visés par le mandat d'arrêt international se seraient réfugiés en Guinée, après la chute de leur leader lors de la présidentielle de décembre dernier.

La justice gambienne a émis deux mandats d'arrêts internationaux contre les majors Sana Manjang et Kawsu Gibba, deux éléments de la garde rapprochée de l'ancien Président Yahya Jammeh, en exil depuis janvier dernier en Guinée équatoriale.

Les deux hommes sont depuis jeudi sous le coup d'un mandat d'arrêt international dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du journaliste Deyda Hydara, co-fondateur du journal The Point et ancien correspondant de l'AFP à Banjul.

Sana Manjang et Kawsu Gibba, connu sous le nom de Bombardeh, sont inculpés dans cette affaire où Malick Jatta, un autre suspect, a été arrêté et écroué il y a un mois, à la suite de l'arrivée au pouvoir du président Adama Barrow.

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Selon des sources proches de l'enquête, le mandat d'arrêt délivré jeudi est parti des confessions de Malick Jatta et des révélations faites à travers les médias gambiens par Bai Lowe, un autre membre de l'équipe accusée d'avoir assassiné Deyda Hydara.

Aux dernières nouvelles, les deux anciens soldats gambiens visés par le mandat d'arrêt international se seraient réfugiés en Guinée, après la chute de leur leader lors de la présidentielle de décembre dernier.

Tous, membres d'une unité de tueurs à gages créée par Yahya Jammeh appelée les Junglers, les suspects sont accusés d'avoir tué le journaliste de l'AFP qui avait, à l'époque des faits, engagé un combat de principe contre une nouvelle loi jugée liberticide par le Syndicat national de la presse gambienne, la GPU.

L'assassinat de Deyda Hydara considéré dans son pays comme le Norbert Zongo gambien avait suscité l'émoi et la consternation à travers le monde et provoqué une vague de condamnations par les organisations de défense des libertés de la presse.

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