Bouaké: trois "démobilisés" tués par une grenade

Les ex-rebelles démobilisés bloquaient depuis lundi soir l'entrée de la ville de Bouaké. Copyright de l’image AFP
Image caption Les ex-rebelles démobilisés bloquaient depuis lundi soir l'entrée de la ville de Bouaké.

En Côte d'Ivoire, trois ex-rebelles démobilisés ont été tués dans des affrontements avec les forces de l'ordre à Bouaké, la deuxième ville du pays.

Plusieurs autres ont été hospitalisés dans un état grave.

Les ex-rebelles démobilisés bloquaient depuis lundi soir l'entrée de la ville de Bouaké.

Ils réclament des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire la semaine dernière.

Selon le ministère de l'Intérieur, les trois décès pendant l'opération de dispersion des ex-rebelles démobilisés sont dus à l'explosion d'une grenade dégoupillée par des manifestants.

"Les forces de sécurité ont déployé les moyens conventionnels, (...) certains des manifestants armés ont dégoupillé une grenade offensive qui a explosé en leur sein", selon le texte du communiqué signé du ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko.

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Image caption Ils réclament des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire la semaine dernière.

Selon cette source, le bilan est de trois personnes décédées suite à l'éclat des fragments de grenade, quatorze blessés dont quatre cas graves.

"Du côté des forces de l'ordre, trois éléments de la Gendarmerie et deux éléments de police ont été blessés par des projectiles", précise le texte.

Les "démobilisés" sont d'anciens rebelles qui n'ont pas été intégrés dans l'armée, contrairement aux soldats qui s'étaient mutinés il y a une dizaine de jours.

Environ 6.000 "démobilisés", selon leur propre compte, réclament chacun 18 millions de francs CFA de primes (27.000 euros) alors que les 8.400 mutins ont obtenu chacun 12 millions (18.000 euros) après avoir mené deux mouvements en janvier et mai.

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