Bissau: Vaz dénonce la manipulation de l'armée

Les politiciens instrumentalisent les militaires pour violer l'ordre constitutionnel" a affirmé jeudi José Mario Vaz chef de l'Etat lors d'une rencontre avec la presse. Copyright de l’image AFP
Image caption Les politiciens instrumentalisent les militaires pour violer l'ordre constitutionnel" a affirmé jeudi José Mario Vaz chef de l'Etat lors d'une rencontre avec la presse.

Le président Bissau Guinéen, José Mario Vaz a estimé jeudi que les politiciens manipulent les militaires pour contourner les dispositions constitutionnelles.

"Les politiciens instrumentalisent les militaires pour violer l'ordre constitutionnel" a affirmé jeudi José Mario Vaz chef de l'Etat lors d'une rencontre avec la presse.

Il a dressé le bilan de sa présidence au terme d'une rencontre avec les populations de l'intérieur du pays.

Le président, surnommé "Jomav" dans son pays, a par ailleurs mis l'accent sur l'accord politique de Conakry en faisant savoir qu'il ne mentionne pas le nom d'un Premier ministre.

"L'accord de Conakry me donne la possibilité de designer un premier ministre auquel je fais confiance " a-t-il souligné.

Interrogé sur le fait que le gouvernement de Cissoko Embalo soit sans programme, il a rétorqué qu'il appartient au parlement, institution compétente, de régler ce problème.

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Il dit avoir trois défis majeurs : développer l'agriculture ; lutter contre la faim et assurer la sécurité alimentaire ; mener une croisade contre la corruption.

"Tout cela sera possible seulement lorsque la paix et la stabilité seront restaurées dans le pays" a-t-il expliqué.

Le retrait de l'Ecomib, la force ouest-africaine déployée en Guinée-Bissau depuis 2012, est fixé à la fin du mois de mai. La Cédéao veut évacuer son contingent et adopter des sanctions contre les dirigeants bissau-guinéens, s'ils n'appliquent pas les accords de Conakry signés en octobre 2016.

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