Guerre du Biafra : 50 ans déjà

"Il est temps d'achever ce que nos pères ont commencé" a indiqué John Ahaneku, un militant de 48 ans
Image caption Les frustrations des Igbo, majoritaires dans le sud-est ont grandi au fil des décennies

Au moment où le Nigéria s'apprête à célébrer le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre du Biafra, le pays fait face à de nouvelles revendications sécessionnistes.

L'histoire du Biafra reste un sujet extrêmement sensible au Nigeria qui célèbre mardi prochain le cinquantième anniversaire d'un conflit qui a fait en trois ans plus d'un million de morts.

Les principaux groupes indépendantistes tels que le Mouvement pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob) et le Mouvement pour la réalisation de l'Etat souverain du Biafra (Massob) appellent à une journée morte.

Ces groupes demandent à la population à "rester chez soi" pour commémorer la création de la République du Biafra, le 30 mai 1967.

Ils réclament également la tenue d'un référendum d'autodétermination.

Ces mouvements armés accusent l'ancien général Muhammadu Buhari, musulman originaire du nord et élu président en 2015, de réprimer violemment leur liberté d'expression.

L'arrestation et l'incarcération fin 2015 du leader de l'Ipob, Nnamdi Kanu pour trahison a ravivé les tensions.

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