Un proche de Soro auditionné à nouveau

Le chef du protocole du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Guillaume Soro, Souleymane Kamagaté, a été entendu vendredi par la gendarmerie. Copyright de l’image Capture d'écran
Image caption Le chef du protocole du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Guillaume Soro, Souleymane Kamagaté, a déjà été entendu vendredi par la gendarmerie.

En Côte d'ivoire, le chef de protocole du président de l'assemblée nationale, Souleymane Kamagate, était une nouvelle fois entendu lundi matin par la brigade de recherche de la gendarmerie.

Il y avait déjà été auditionné vendredi sur la découverte d'un important stock d'armes trouvé à son domicile de Bouaké, la deuxième ville du pays, lors de la dernière mutinerie.

Dès le début de l'affaire, Guillaume Soro a demandé à son chef de protocole de collaborer avec la justice.

Alors que son collaborateur est devant les enquêteurs pour la deuxième fois en quelques jours le président de l'assemblée nationale souhaite couper court à toutes polémiques sur cette affaire.

Sur les réseaux sociaux, Guillaume Soro déclare assumer ses responsabilité

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Image caption Sur les réseaux sociaux, Guillaume Soro déclare assumer ses responsabilité

Les armes retrouvées au domicile de Souleymane Kamagate dit Soul to Soul proviendrait d'acquisitions faites lors la crise postélectorale.

A l'époque, les forces armées soutenant Alassane Ouattara et celles soutenant Laurent Gbagbo s'étaient affrontées.

Par ailleurs, il y a un peu plus d'un an un rapport des Nations unies accusait Guillaume Soro d'avoir acheté 300 tonnes de kalachnikov, lance-roquettes et autres munitions après la crise, alors que le pays était encore sous embargo pour les armes.

Le rapport précise que ces stocks étaient notamment entreposés à Bouaké et Korhogo, dans le nord du pays.

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Pour l'instant dans cette affaire la plus grande discrétion règne de la part du concerné et des autorités.

Pendant des années la Cote d'ivoire s'est engagées dans un processus de désarmement et de démobilisation des anciens combattants de tout bord.

Mais avec la découverte ce ces armes, les mutineries d'ex-rebelles intégrés dans l'armée et la colère des combattants démobilisés, la Côte d'Ivoire traine toujours les séquelles de la crise.

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