Af. Sud : 3ème greffe réussie du pénis

L'homme de 40 ans a vécu 17 ans sans pénis après avoir été mutile suite à des complications engendrées par une circoncision traditionnelle. Copyright de l’image Getty Images
Image caption L'homme de 40 ans a vécu 17 ans sans pénis après avoir été mutile suite à des complications engendrées par une circoncision traditionnelle.

En Afrique du Sud, pour la troisième fois dans l'histoire de la médecine, un patient a reçu une greffe complète du pénis.

L'opération a eu lieu en avril au Cap et les médecins annoncent maintenant que le patient se porte bien. L'homme de 40 ans a vécu 17 ans sans pénis après avoir été mutilé suite à des complications engendrées par une circoncision traditionnelle.

Ces cas sont nombreux dans le pays et les chercheurs espèrent pouvoir multiplier la pratique.

Emotions

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Image caption L'opération très compliquée a duré neuf heures et demi et s'est déroulée a l'hôpital Tygerberg du Cap le 21 avril dernier.

L'opération très compliquée a duré neuf heures et demi et s'est déroulée a l'hôpital Tygerberg du Cap le 21 avril dernier.

C'est la deuxième fois, après une première réussite en 2014 que les chirurgiens sud-africains réussissent à greffer un pénis.

Le patient, un homme de 40 ans qui tient à garder l'anonymat, avait perdu son pénis suite à une circoncision traditionnelle qui a engendré une infection.

« La première fois qu'il a vu son pénis, il était assez ému et il n'arrivait pas à croire qu'après 17 ans, il avait à nouveau un pénis! Il était très heureux. Il est l'un des patients les plus heureux de notre service. Il n'y a aucun signe de rejet et toutes les structures reconnectées semblent bien guérir », a déclaré le professeur André Van der Merwe qui a supervisé l'opération.

Dans les six mois après l'opération, il devrait retrouver toutes ses sensations et sera capable de retrouver une vie sexuelle normale.

Donneur blanc, receveur noir

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Image caption Mais première mondiale, le donneur blanc n'était pas de la même couleur que le receveur, noir.

Mais première mondiale, le donneur blanc n'était pas de la même couleur que le receveur, noir.

Dans les six à huit mois, un spécialiste du tatouage médical devrait donc intervenir pour que le sexe ne présente plus de différence avec le reste du corps du quadragénaire.

Sur le long terme, les chercheurs espèrent pouvoir généraliser les greffes de pénis car en Afrique du Sud, des dizaines de jeunes hommes sont mutilés en raison des rites traditionnels de circoncisions.

"Nous traitons les hommes qui ont été mutilés au point qu'ils ont complètement perdu leur pénis. Ils sont très nombreux, même si on ne sait pas exactement combien. Alors l'objectif principal de cette étude est de tenter de trouver une solution pas trop couteuse", a ajouté le professeur.

Le premier patient qui avait bénéficié d'une greffe du pénis en Afrique du Sud en 2014 se porte bien et est devenu papa.

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