Les frondeurs de la Renaissance du Benin exclus

Léhady Soglo pendant un meeting en 2006 Copyright de l’image Getty Images
Image caption Léhady Soglo pendant un meeting en 2006

Tout est parti d'une réunion des membres du bureau politique national tenue du 19 au 21 mai 2017 à Abomey dans le centre du Bénin.

Lors de cette réunion, 21 membres sur les 36 que compte le bureau politique de cette formation politique ont décidé de destituer et d'exclure le président du parti, Léhady Soglo.

Deux semaines plus tard ce dernier décide à son tour d'exclure tous les participants à la réunion d'Abomey.

Depuis, le parti est plongé dans une situation de bicéphalisme. Chaque camp prétend détenir la légitimité.

Georges Bada, désigné président par intérim du parti par les dissidents, évoque au micro de la BBC ''la gestion solitaire du président destitué du parti, Léhady Soglo, ainsi que sa non-reddition de compte aux militants.''

A la présidentielle de 2016, la Renaissance du Bénin avait soutenu le candidat Lionel Zinsou, contre l'actuel chef de l'Etat béninois Patrice Talon.

Depuis, Léhady Soglo qui est par ailleurs maire de Cotonou n'a pas rallié le camp présidentiel.

Pour lui, la crise au sein du parti est liée à ce contexte politique. Il qualifie ceux qui l'ont destitué de personnes ''téléguidées, télécommandées.

Il ajoute : '' tout ce que l'on me reproche, c'est de ne pas avoir accepté de rejoindre la mouvance présidentielle''.

L'ancien président béninois Nicéphore Soglo, Président d'honneur du parti et la présidente fondatrice du parti, Rosine Vieira Soglo, se sont prononcé en faveur du camp Léhady.

La tension persiste pendant que chaque camp se dit engagé dans les préparatifs des assises statutaires du parti, à savoir le congrès.

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