Maroc: des ONG appellent à la libération des détenus

Dénommé initiative civile pour le Rif, ce collectif a invité les autorités à répondre aux revendications des manifestants qui dénoncent la marginalisation de leur région. Copyright de l’image AFP
Image caption Dénommé initiative civile pour le Rif, ce collectif a invité les autorités à répondre aux revendications des manifestants qui dénoncent la marginalisation de leur région.

Un collectif d'ONG et d'intellectuels appellent à la libération des détenus du Rif, la région nord du Maroc théâtre de plusieurs revendications.

Dénommé "Initiative civile pour le Rif", ce collectif a invité les autorités à répondre aux revendications des manifestants qui dénoncent la marginalisation de leur région.

Cet appel survient au lendemain de la condamnation de 25 manifestants et militants présumés de ce mouvement de contestation populaire à 18 mois de prison ferme.

L'initiative civile pour le Rif regroupe des associations reconnues de défense des droits de l'Homme et des intellectuels.

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Image caption Le Collectif estime que la libération des manifestants est une condition sine qua non à tout dialogue.

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Le Collectif estime que la libération des manifestants est une condition sine qua non à tout dialogue.

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Dans le Rif au Maroc, la contestation grandit

Selon l'initiative civile pour le Rif, plusieurs facteurs ont aggravé la situation.

Notamment les déclarations de certains partis politiques, qu'elle qualifie d'irresponsables, mais aussi les accusations de séparatisme et de trahison, l'absence des télévisions publiques dans le débat ou les arrestations et le refus de s'assoir à la même table avec les contestataires pour entamer un dialogue.

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Image caption La police marocaine a procédé depuis le 26 mai à plus d'une centaine d'arrestations

Le Collectif souligne, par ailleurs dans son rapport, que l'approche sécuritaire n'est pas un choix judicieux.

La police marocaine a procédé depuis le 26 mai à plus d'une centaine d'arrestations, dont les principaux meneurs de la contestation, accusées notamment d'atteinte à la sécurité intérieure.

Al-Hoceïma et les autres localités de la région sont depuis lors le théâtre de rassemblements quotidiens pour exiger la libération des prisonniers.

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