Marche de protestation à Cotonou

Ils ont répondu à l'appel du Front pour le Sursaut Patriotique, un regroupement de syndicats, de partis politiques d'opposition et de mouvements de la société civile. Copyright de l’image AFP
Image caption Ils ont répondu à l'appel du Front pour le Sursaut Patriotique, un regroupement de syndicats, de partis politiques d'opposition et de mouvements de la société civile.

400 à 500 personnes sont descendues dans les rues de la capitale économique du Bénin pour protester contre la gouvernance du président Patrice Talon.

Ils ont répondu à l'appel du Front pour le Sursaut Patriotique, un regroupement de syndicats, de partis politiques d'opposition et de mouvements de la société civile.

"Nous avons voulu dire au président Talon que le peuple a faim et que la mauvaise gouvernance qui caractérise sa gestion énerve le peuple", a déclaré à Cécil Adjévi, secrétaire général d'un parti d'opposition et l'un des meneurs de la marche.

Mercredi, le préfet du département, Modeste Toboula, avait interdit cette marche, mais le président Talon a lui-même réclamé l'annulation de l'arrêté préfectoral.

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Image caption La décision de déloger les vendeurs installés sur les trottoirs pour embellir la capitale, ont également été mal vécues par beaucoup de Béninois.

"Le chef de l'Etat précise que la liberté d'expression et d'opinion des Béninois reste une valeur cardinale", a précisé mercredi soir un communiqué de la présidence.

Elu il y a un an, l'ancien homme d'affaires de 59 ans a promis de relancer l'économie béninoise, essentiellement basée sur l'agriculture et le commerce de transit vers les voisins comme le Niger et le Nigeria.

Mais ses réformes libérales suscitent de vives critiques et inquiétudes dans des secteurs clés de l'économie comme le port de Cotonou et la filière coton.

D'autres mesures, comme la décision de déloger les vendeurs installés sur les trottoirs pour embellir la capitale, ont également été mal vécues par beaucoup de Béninois.

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