Des experts de l'ONU attendus au Kasaï

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Image caption Selon l'Eglise catholique, plus de 3.000 personnes ont été tuées en huit mois, dans le centre de la RDC.

L'équipe envoyée par l'ONU devra établir les faits et les circonstances des violations des droits humains perpétrés dans le Kasaï depuis août 2016.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid raad al hussein avait d'abord demandé au Conseil de sécurité de mettre sur pied une commission pour enquêter sur les abus commis dans la région.

Mais le gouvernement congolais avait rejeté cette option et menacé de ne pas accorder l'accès à son territoire aux membres de cette commission.

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Le nouveau texte prévoit donc l'envoi d'une équipe d'experts onusiens qui devront remettre leurs conclusions aux autorités judiciaires congolaises.

Cette résolution est loin de répondre aux attentes des organisations de la société civile qui avaient appelé à l'établissement d'une commission internationale indépendante.

L'ONU soupçonne les autorités congolaises de fortes responsabilités dans les violences dans le Kasaï, et dénonce des cas de mutilations d'enfants, de viols et de femmes enceintes éventrée et évoque les découvertes de 42 fosses communes.

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Image caption Le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein accuse les autorités de la République démocratique du Congo d'armer une milice au Kasaï, dans le centre du pays.

Deux experts de l'organisation ont été assassinés en mars dans la région dans des circonstances non encore élucidées.

Ils menaient une enquête sur les fosses communes découvertes dans la région.

La résolution "risque de ne pas suffire à empêcher les massacres", a estimé dans un communiqué le secrétaire général adjoint à la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), Paul Nsapu.