RDC : polémique sur le renvoi de la présidentielle

Corneille Nangaa, le chef de la commission électorale, essuie les critiques du principal chef de l'opposition congolaise sur un report de la présidentielle Copyright de l’image Reuters
Image caption Corneille Nangaa, le chef de la commission électorale, essuie les critiques du principal chef de l'opposition congolaise sur un report de la présidentielle

Le principal leader de l'opposition en République démocratique du Congo a vivement critiqué le chef de la commission électorale, Corneille Nangaa, pour avoir déclaré que l'élection présidentielle ne pourra probablement pas être organisée cette année.

Felix Tshisekedi a déclaré sur les réseaux sociaux que cette annonce est une "déclaration de guerre" au peuple congolais.

Dans une récente interview avec une télévision française, M. Nangaa avait laissé entendre que les paramètres à leur disposition leur donnent, plus ou moins, "des raisons de penser qu'il ne sera probablement pas possible de respecter le deadline."

Dans un accord négocié par l'Église catholique romaine, il a été convenu qu'il pourrait rester en fonction jusqu'à décembre de cette année.

La commission électorale n'a pas toujours réussi à renouveler le fichier électoral.

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Et les combats entre le gouvernement et les milices dans la région centrale du Kasaï mettent en cause un éventuel scrutin dans cette région.

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Image caption Mvemba Dizolele, un universitaire congolais basée aux États-Unis, lors d'une conférence en 2010 sur les politiques américaines en RDC

Mvemba Dizolele, un universitaire congolais basée aux États-Unis, a déclaré que la réaction du leader de l'opposition n'était pas surprenante.

Selon lui, les troubles au Kasaï, que l'ONU estime avoir fait 400 victimes et déplacé 200 000 personnes, pourraient viser à affaiblir l'opposition.

"En déstabilisant cette région, ce que le gouvernement fait est d'amputer l'opposition d'une grande partie de sa base", soutient-il.

Des manifestations avaient fait plusieurs morts lorsque le président Joseph Kabila avait refusé de se retirer après la fin de son mandat l'année dernière.