Côte d'Ivoire : la sécurité des singes en débat

Un babouin adulte se baladant dans une réserve de Khartoum au Soudan Copyright de l’image Getty Images
Image caption Un babouin adulte se baladant dans une réserve de Khartoum au Soudan

Près de 150 scientifiques de toute l'Afrique sont réunis près d'Abidjan, de lundi à jeudi, pour créer la Société africaine de primatologie (SAP), avec l'objectif de sauver les singes menacés d'extinction sur le continent.

La situation des primates est délicate. Plus de la moitié des espèces africaines sont menacées de disparition.

Il faut en effet convaincre les communautés de l'intérêt de défendre les primates et leur environnement.

"Les Africains, décideurs ou simples citoyens, sont plus sensibles à un discours qui vient d'un scientifique africain", estime le professeur Inza Koné, directeur de la recherche et du développement du Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d'Ivoire.

Selon lui, ce sont 85% des espèces de lémuriens qui risquent de disparaître à Madagascar.

En Côte d'Ivoire, la population de chimpanzés, des primates parmi les plus proches des hommes, a chuté de 90% en 20 ans.

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Image caption Un petit singe rouge dans une forêt près de Azrou dans les montagnes de l'Atlas

Au Nigeria, rappelle Rachel Ikeme, il y avait des dizaines de milliers de colobes rouges (élégants petits singes) dans la région du Delta, il y a 20 ans. Aujourd'hui, ils n'en restent qu'entre 500 et 1000.

Les causes de la baisse des populations des primates en Afrique sont à chercher dans la chasse et le braconnage, la disparition de leur habitat.

Les forêts sont détruites à cause de l'extension des activités agricoles humaines, de l'exploitation exagérée du bois, des mines et de l'urbanisation.

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La SAP va permettre aux scientifiques africains "d'échanger leurs expériences, de constituer des réseaux", et aussi de "former les jeunes primatologues", juge Rachel Ikemeh, l'un des initiatrices du projet avec le Pr Koné.

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