Gabon : Ping se dit encore "président élu"

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Image caption L'opposant Jean Ping saluant une foule de sympathisants à Libréville le 15 avril 2017

L'opposant gabonais est rentré d'Europe mardi d'où il dit qu'il était le "président élu" et qu'Ali Bongo allait quitter le pouvoir.

Une dizaine de personnes ont été blessées parmi plusieurs centaines de sympathisants partis l'accueillir à l'aéroport de Libreville, alors que la police tentait de les disperser.

L'opposant qui conteste le pouvoir du président Ali Bongo depuis la présidentielle controversée de 2016, rentrait d'une tournée en Europe où il a donné plusieurs entretiens à des journaux affirmant qu'il était le "président élu".

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Image caption Malgré l'intervention de la police, des centaines de partisans de Jean Ping ont marché jusqu'au QG de leur leader.

Ses partisans, pas plus de trois cents personnes selon le ministère de l'Intérieur, ont pu ensuite marcher dans les rues de la ville jusqu'au quartier général de leur leader. Où l'opposant a prononcé un discours devant des milliers de sympathisants.

Jean Ping a ajouté que M. Ali Bongo qu'il accuse d'avoir organisé des fraudes lors du scrutin, allait "quitter le pouvoir".

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Image caption Ping s'adressant à ses sympatisants à le Libreville le 15 avril 2017

Jean Ping, ex-président de la Commission de l'Union africaine et ancien ministre des affaires étrangères d'Omar Bongo, père du président actuel, ne reconnaît pas depuis plusieurs mois la réélection du président Bongo, qui a été confirmée le 23 septembre 2016 par la Cour constitutionnelle.

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