Kasaï: l'Onu nomme trois experts

Cette annonce est le fruit d'un compromis avec Kinshasa qui a refusé une mission indépendante. Copyright de l’image AFP
Image caption Cette annonce est le fruit d'un compromis avec Kinshasa qui a refusé une mission indépendante.

Les Nations unies ont annoncé mercredi la nomination de trois experts internationaux pour enquêter sur les violences dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo.

Cette annonce est le fruit d'un compromis avec Kinshasa qui a refusé une mission indépendante.

"Un Sénégalais, un Canadien et une Mauritanienne devront déterminer les faits et les circonstances sur les allégations de violations des droits de l'Homme et du droit humanitaire international dans la région du Kasaï", selon un communiqué du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme.

Compromis

Le Conseil des droits de l'Homme avait adopté le 22 juin une résolution de compromis entre l'ONU, l'Union européenne et les États-Unis, qui souhaitaient une mission indépendante.

Kinshasa s'y opposait avec le soutien de certains pays africains.

La résolution demande à la RDC de coopérer avec les experts, qui devront en retour partager leurs informations avec les autorités congolaises.

La résolution prévoit que les auteurs des crimes dans le Kasaï soient jugés par la justice congolaise.

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Vague de violences

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Image caption Depuis septembre 2016, un mois après la mort du chef traditionnel Kamwina Nsapu, tué lors d'une opération militaire, le Kasaï est en proie à une vague de violence.

Depuis septembre 2016, un mois après la mort du chef traditionnel Kamwina Nsapu, tué lors d'une opération militaire, le Kasaï est en proie à une vague de violence.

M. Nsapu avait ouvertement remis en cause l'autorité du gouvernement du président Joseph Kabila.

D'après des chiffres de l'Église catholique, 3.000 personnes ont été tuées et environ 1,4 million personnes, déplacés selon l'ONU.

En mars, deux experts onusiens, l'Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaida Catalan, qui enquêtaient sur sur des fosses communes au Kasaï, ont été assassinés.

Le procès de leurs assassins présumés s'est ouvert le 5 juin.