RDC : restrictions des libertés des journalistes

Pour justifier cette mesure, le ministre de la communication et des médias, Lambert Mende, évoque des raisons de sécurité. Copyright de l’image AFP
Image caption Pour justifier cette mesure, le ministre de la communication et des médias, Lambert Mende, évoque des raisons de sécurité.

Les autorités congolaises ont décidé de restreindre le mouvement des journalistes étrangers en République démocratique du Congo.

Désormais, ils ne pourront plus se mouvoir d'une province à une autre sans préalablement obtenir une autorisation.

Une mesure jugée liberticide, que dénonce une ONG de défense des journalistes.

Les journalistes devront également obtenir une permission s'ils désirent se rendre sur des sites jugés "stratégiques".

C'est le cas par exemple des ambassades, ou encore des casernes militaires.

Pour justifier cette mesure, le ministre de la communication et des médias, Lambert Mende, évoque des raisons de sécurité.

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Pas de quoi convaincre l'association "Journaliste en danger" qui évoque une mesure discriminatoire.

Cette ONG dénonce ce qu'elle considère comme une "chape de plomb" que les autorités veulent imposer aux médias étrangers.

L'ONG croit savoir que le but est d'empêcher aux médias étrangers de parler des scandales liés aux violations des droits de l'homme, la corruption ou encore les détournements de fonds.

Avec le durcissement de la crise politique dans le pays, le travail des journalistes devient de plus en plus difficile.

Plusieurs médias d'opposition ont été fermés par le pouvoir.

Des journalistes sont de plus en plus brutalisés dans l'exercice de leur métier.

Cette semaine, par exemple, deux reporters de l'Agence France presse se sont faits interpeler par des présumés agents de renseignements militaires, alors qu'ils couvraient la grève des médecins dans un hôpital de la capitale.