Gambie: les familles des "victimes de Jammeh" s'impatientent

Le gouvernement gambien évoque un manque de laboratoire scientifique et d'un personnel qualifié pour mener des enquêtes aussi complexes. Copyright de l’image AFP
Image caption Le gouvernement gambien évoque un manque de laboratoire scientifique et d'un personnel qualifié pour mener des enquêtes aussi complexes.

En Gambie, plus de quatre mois après l'exhumation d'une douzaine de corps de victimes supposées du régime de Yahya Jammeh, les enquêtes sur les circonstances de leurs décès sont au point mort.

Une situation préoccupante pour les familles de ces personnes dont l'inhumation des restes dépend des réponses sur les causes du blocage.

Le gouvernement gambien évoque un manque de laboratoire scientifique et d'un personnel qualifié pour mener des enquêtes aussi complexes.

Selon les chiffres du ministère gambien de l'Intérieur, 34 dossiers d'enquête sont au point mort.

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Selon notre correspondant à Banjul, la nervosité gagne le cœur des familles des victimes qui ne peuvent pas disposer du corps de leur défunt parent tant que les tests post mortem n'ont pas été effectués.

Le ministre gambien de l'Intérieur, Mai Faty a avoué que les enquêteurs de son pays ne savent pas souvent ce qu'il faut faire des restes exhumés.

La difficulté est d'autant plus grande qu'en Gambie, il n'y a pas de médecins légistes ou de police scientifique.

"Nous allons construire un laboratoire scientifique pour effectuer des tests d'ADN. Nous avons signé cette semaine un contrat avec un laboratoire sénégalais pour sa mise en place", a indiqué M. Faty.