Retour au calme à Kinshasa après une matinée tendue

e calme est revenu à Kinshasa près une matinée tendue marquée par des affrontements entre les forces de l'ordre et les membres d'une secte politico-religieuse. Copyright de l’image AFP
Image caption e calme est revenu à Kinshasa près une matinée tendue

Le calme est revenu à Kinshasa près une matinée tendue marquée par des affrontements entre les forces de l'ordre et les membres d'une secte politico-religieuse.

Entre 7 heures et 10 heures du matin, des tirs à l'arme automatique ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale, suscitant la panique.

Les forces de l'ordre ont réussi à contenir des attaques de présumés adeptes de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo.

Il s'agit de Ndjili, une commune populaire de l'Est de Kinshasa, Selembao, près de la prison centrale et Mbinza UPN, un site qui abrite plusieurs médias.

Des témoins ont déclaré avoir vu des hommes en tenue civile, portant des bandeaux rouges sur la tête, affronter les forces de l'ordre.

Le bandeau rouge, c'est le signe distinctif des insurgés Kamwina Nsapu, actifs dans la région du Kasaï, au centre du pays.

Le même emblème est utilisé par les adeptes de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo, très influente dans la partie ouest du pays.

Ne Mwanda Nsemi, le leader de cette secte, quelques semaines après son évasion spectaculaire de la prison de Kinshasa, avait menacé de lancer des actions à partir du 7 août pour "chasser le président Kabila et les Rwandais".

LIRE AUSSI

Affaire passeport : les aveux de Kinshasa

Situation tendue à Kinshasa

Evasions massives à Kinshasa

La police confirme avoir arrêté trois assaillants portant des bandeaux rouges sur la tête.

Les suspects sont en interrogatoire en ce moment.

Un policier tué, des civils inanimés

Copyright de l’image AFP
Image caption D'après une source sécuritaire, les assaillants voulaient attaquer la prison centrale ainsi qu'un site qui abrite la plupart des médias qui émettent à Kinshasa.

Une source militaire a indiqué qu'un officier de police a été abattu par les assaillants.

Mais le bilan pourrait être beaucoup plus lourd.

La BBC a dénombré une dizaine de corps de personnes en tenue civile, inanimés et ensanglantés, à l'arrière d'un camion de l'armée.

D'après une source sécuritaire, les assaillants voulaient attaquer la prison centrale ainsi qu'un site qui abrite la plupart des médias qui émettent à Kinshasa.

Ce raid accentue le sentiment d'insécurité dans la capitale.

Il survient à la veille d'une journée ville morte décrétée par l'opposition qui exige la tenue d'élections à la fin de l'année.