Niger : les migrants empruntent des routes plus dangereuses

Niger migrant Copyright de l’image ISSOUF SANOGO
Image caption Des dizaines de personnes sont mortes de soif dans le nord du Niger au cours de ces derniers mois.

Pour contourner les postes de contrôle, les trafiquants prennent des routes plus dangereuses à travers le désert du Sahara, loin des points d'eau et des services base.

Parfois les véhicules tombent en panne ou bien les conducteurs se perdent et les migrants sont alors abandonnés dans le désert.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1000 migrants ont été secourus dans le désert dans le nord du Niger depuis avril.

De plus en plus de passeurs évitent la ville d'Agadez, considérée comme un haut lieu du trafic d'êtres humains.

Cette région est un point de transit vers la Libye où plus de 600 000 personnes ont embarqué sur des bateaux de fortune pour rejoindre l'Europe au cours des 4 dernières années.

Des milliers sont morts noyés au cours de la traversée, mais pour l'instant, il n'existe aucune statistique sur le nombre de victimes dans le vaste Sahara.