Un manifeste pour le départ de Kabila

Les associations signataires, réunies à l'initiative de l'Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDPGA) ont adopté un "manifeste du citoyen congolais". Copyright de l’image AFP
Image caption Les associations signataires, réunies à l'initiative de l'Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDPGA) ont adopté un "manifeste du citoyen congolais".

Des associations et mouvements de la société civile congolaise ont signé vendredi à Paris un manifeste réclamant le départ du président Joseph Kabila.

Les associations signataires, réunies à l'initiative de l'Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDPGA) ont adopté un "manifeste du citoyen congolais".

Ils réclament aussi la mise en place d'une "transition citoyenne", à l'issue d'une "campagne d'actions pacifiques".

"Nous nous sommes réunis du 15 au 17 août à Paris pour réfléchir à la mobilisation citoyenne pour le retour à l'ordre constitutionnel en République démocratique du Congo", a expliqué le professeur André Mbata au cours d'une conférence de presse.

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"Sous le régime en place, la terreur est devenue un mode de gouvernance", ajoute le manifeste.

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Image caption Le manifeste a notamment été signé par le mouvement citoyen Filimbi (Coup de sifflet en swahili), le mouvement des jeunes indignés Lucha (Lutte pour le changement) et le nouveau mouvement Congolais debout, créé début août par l'homme d'affaires Sindika Dokolo

L'opposition et une partie de la société civile réclament son départ, la publication d'un calendrier électoral et des élections.

Le manifeste a notamment été signé par le mouvement citoyen Filimbi (Coup de sifflet en swahili), le mouvement des jeunes indignés Lucha (Lutte pour le changement) et le nouveau mouvement Congolais debout, créé début août par l'homme d'affaires Sindika Dokolo.

La RDC vit une crise politique depuis la fin du deuxième, mandat du président Kabila, en décembre 2016.

La Constitution lui interdit de se représenter malgré son maintien au pouvoir.

Des élections devaient avoir lieu d'ici la fin de l'année 2017, d'après un accord entre le pouvoir et l'opposition, mais les autorités avancent que le scrutin sera sans doute retardé.