Le Burundi quitte la CPI

La ministre burundaise de la Justice vendredi à Bujumbura
Image caption La ministre burundaise de la Justice vendredi à Bujumbura

Le Burundi est devenu vendredi le premier pays africain à quitter la Cour Pénale Internationale, un an après avoir notifié son départ à l'institution judiciaire.

Fadi El-Abdallah, le porte-parole de la CPI, a déclaré à la BBC, que ce retrait n'affectera pas les enquêtes que mène la Cour au Burundi.

Le pays de l'Afrique de l'Est a accusé la CPI de cibler les leaders africains.

En Septembre, la Commission d'enquête de l'Onu sur le Burundi a accusé le gouvernement de commettre des crimes contre l'humanité, incluant des exécutions et des tortures, et a appelé la CPI à ouvrir une enquête dès que possible.

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Image caption L'ancienne ministre gambienne de la Justice, Fatou Bensouda, est la procureure de la CPI

La Cour a 122 Etats-membres dont 34 pays africains, le plus grand bloc continental.

Le Burundi est le théâtre d'une violente répression menée par le pouvoir depuis la décision du président Pierre Nkurunziza, en avril 2015, de briguer un nouveau mandat.

L'Afrique du Sud et le Kenya ont menacé de se retirer de la CPI l'accusant de cibler injustement des pays africains.

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