Procès de Lida Kouassi, ancien ministre de Gbagbo

Après un an, en juin 2012, il a été arrêté par la police togolaise et dans la foulée extradé vers la Cote d'Ivoire. Une extraction qui, selon lui, n'est pas conforme à la procédure.
Image caption En juin 2012, il a été arrêté par la police togolaise et dans la foulée extradé vers la Côte d'Ivoire

En Côte d'Ivoire Lida Kouassi Moise, ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, comparait devant la cour d'assise.

Il est accusé en même temps que trois militaires de complot contre l'autorité de l'Etat.

C'est l'un des procès de cette session d'assise qui implique une nouvelle fois des partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo.

L'audience s'est terminée vers 20h après que l'ex-ministre soit resté à la barre pendant plus de 3 heures.

Lida Kouassi, vêtu d'un costume gris impeccable s'est adressé, à la cour avec aisance, sûr de lui, il a commencé par une longue introduction.

Il a d'abord expliqué qu'en 2011 après la chute du président Laurent Gbagbo, il a échappé à deux assassinats.

C'est pour cela qu'il a décidé de partir en exil, d'abord au Ghana avec ses trois enfants sans moyens de subsistance.

Il a alors reçu l'aide d'un ami togolais qui l'a hébergé avec sa famille au Togo.

Après un an, en juin 2012, il a été arrêté par la police togolaise et dans la foulée extradé vers la Côte d'Ivoire.

Une extradition qui, selon lui, n'est pas conforme à la procédure.

Après ce préambule, il indique qu'il ne se reconnait pas dans l'accusation de complot contre l'autorité de l'Etat.

Les deux documents retrouvés chez lui à Lomé sont sans rapport avec les activités de militaires exilés au Ghana qui auraient pu avoir des velléités de déstabiliser le pouvoir en place à Abidjan.

Il accuse d'ailleurs la direction de surveillance du territoire, la DST, d'avoir travesti ses propos et trafiqué des documents.

Lida Kouassi raconte également qu'il a ensuite été détenu pendant 15 jours à la direction de surveillance du territoire où il a subi onze jours d'interrogatoire et a été envoyé trois fois au blindé, une cellule d'isolement de quelques mètres carrés.

« Je ne suis pas un expert en coup d'Etat, je ne suis pas un assassin, je ne suis pas une bête dangereuse qu'il faut garder en cage » a-t-il déclaré.

Il espère que ce procès public sera honnête et transparent et qu'il lui donnera l'opportunité de s'exprimer.

Notons que ses trois co-accusés, tous militaires, ont également nié avoir comploté contre l'autorité de l'Etat.

L'audience reprend jeudi avec le réquisitoire et les plaidoiries.

Le verdict devrait être connu dans la journée.

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