RDC : Joseph Kabila sort de son mutisme

Le président Joseph Kabila s'en est pris à l'Eglise de son pays et à la Monusco. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le président Joseph Kabila s'en est pris à l'Eglise de son pays et à la Monusco.

Face à la presse vendredi, le chef de l'Etat Congolais a abordé les questions sécuritaires et diplomatiques. Il s'en est pris à l'Eglise catholique, mais aussi à la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

"Nulle part, dans la Bible, Jésus-Christ n'a jamais présidé une commission électorale", a-t-il ironisé à l'endroit de l'Eglise catholique de son pays dont il estime qu'elle ne doit pas se mêler du processus électoral.

Pour expliquer sa position sur les manifestations, Joseph Kabila a laissé entendre que "la démocratie, ce n'est pas la foire".

Mais la réponse de l'Eglise catholique congolaise ne s'est pas fait attendre. Donatien Nshole, le porte-parole de la conférence épiscopale congolaise a tenu à préciser :

"Le pape Benoît XVI disait que l'Eglise doit être présente là où la population souffre. C'est le cas en RDC. Et c'est la crise socio-politique qui a accentué cette souffrance, donc c'est tout à fait normal que les évêques travaillent pour la consolidation de la démocratie."

Lire aussi:

Il a par la même occasion signalé qu'il va clarifier dans les jours à venir, les relations de son pays avec la Monusco.

Les manifestations ont été interdites en République démocratique du Congo depuis septembre 2016, au lendemain des violences, entre forces de l'ordre et jeunes, qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Kinshasa, la capitale.