Ouganda : des fonctionnaires suspendus pour "escroquerie"

Des réfugiés en déplacement en Ouganda Copyright de l’image AFP
Image caption Des réfugiés en déplacement en Ouganda

Le commissaire aux réfugiés de l'Ouganda, Apollo Kazungu et trois de ses cadres supérieurs font l'objet d'une enquête qui devra déterminer également si les fonctionnaires des agences d'aide de l'ONU ont été impliqués.

Le Daily Monitor Ougandais, qui a d'abord rapporté les allégations, dit que la question a été soulevée pour la première fois par le représentant des Nations Unies, Rosa Malango.

Le journal indique qu'elle a soulevé trois questions, y compris le nombre "douteux" de réfugiés, la traite des femmes et des enfants et la fraude.

Un contrôle ponctuel dans la capitale, Kampala, n'a trouvé que 7 000 personnes alors que 26 000 personnes avaient besoin d'aide, selon les rapports du Daily Monitor.

Ce qui suscite certaines questions sur la destination de l'argent et des ressources pour les 19 000 personnes qui manquent.

Selon Babar Balouch, un porte-parole de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, "les rapports reçus incluaient des documents sur la livraison de l'aide alimentaire de laquelle les fonctionnaires exigeaient des réfugiés le paiement de pots-de-vin".

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"S'il s'avère que le personnel du HCR est impliqué dans ce processus, nous disposons d'un mécanisme solide pour situer les responsabilités", a-t-il ajouté.

Le ministre ougandais chargé des réfugiés, Hilary Onek, a pour sa part déclaré qu'un haut-commissaire de police avait été nommé pour mener l'enquête.

Cela, après que des rapports aient révélé en décembre 2017 que l'aide humanitaire aux réfugiés était mal gérée.

L'Ouganda accueillerait quelque 1,4 million de réfugiés, pour la plupart originaires du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo.

Le pays avait été largement félicité pour ses politiques d'immigration et décrit comme l'un des meilleurs endroits au monde pour se réfugier.

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