Togo : début du dialogue politique

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Image caption Nana Akufo-Addo estime que le dialogue doit permettre aux leaders politiques togolais d'"avoir un Etat démocratique et ouvert".

Le chef de l'Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo, a lancé les travaux du dialogue politique au Togo, ce lundi, à Lomé.

Ce dialogue préconisé par le gouvernement est censé ramener le calme dans le pays, où l'opposition organise depuis six mois des manifestations pour réclamer le retour à la constitution de 1992 - qui n'autorise que deux mandats présidentiels - et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir.

Le président du Ghana, désigné facilitateur de ce dialogue, a dirigé la réunion d'ouverture de la concertation.

"Je suis ghanéen. Cela veut dire que je suis directement impliqué dans les affaires de votre pays, comme vous vous êtes impliqués dans les affaires du Ghana", a-t-il dit en présence de son homologue togolais.

Nana Akufo-Addo estime que le dialogue doit permettre aux leaders politiques togolais, du pouvoir et de l'opposition, d'"avoir un Etat démocratique et ouvert, qui permette au peuple de s'exprimer librement et de choisir ses dirigeants de manière libre et transparente".

Le dialogue lancé après six mois de crise politique devrait faciliter le retour à l'apaisement, après plusieurs manifestations qui ont fait une dizaine de morts.

La concertation devrait durer une dizaine de jours.

Le rétablissement de la Constitution de 1992 et d'autres réformes institutionnelles et électorales, ainsi que l'organisation d'un référendum constitutionnel sont les points dont l'opposition et le pouvoir vont discuter.