L’île Maurice cherche à récupérer ses fonds

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Image caption Le ministre mauricien des services financiers Sudhir Sesungkur

Cette affaire a été mise au grand jour par les Paradise Papers en novembre 2017. Jean-Claude Bastos est soupçonné d'avoir siphonné le fonds souverain de l'Angola, le Fundo Soberano de Angola (FSDEA), à travers l'offshore mauricien.

Une enquête a été ouverte par l'Unité de renseignement financier mauricienne appelée la FIU. Il ressort que quelques 10 milliards de roupies mauriciennes, soit 297 million de dollars américains, ont été blanchis.

Cet argent serait reparti dans 58 comptes bancaires à Maurice où Quantum global possède sept licences dans l'offshore.

La Commission des services financiers, a suspendu ces sept licences alors que la FIU a obtenu le gel des 58 comptes bancaires suite à une demande faite à la Cour suprême.

Selon le ministre mauricien des services financiers Sudhir Sesungkur, cela a été rendu possible grâce à une concertation entre les autorités angolaises et mauriciennes.

Le ministre Sesungkur souligne aussi que l'enquête se poursuit mais et qu'il veille à ce que l'expansion et le développement du service financier mauricien se fasse de façon ordonnée et saine.

Cette histoire est suivie de très près par le monde des affaires et la classe politique.

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Image caption Reza Uteem, avocat d'affaires et député de l'opposition

Reza Uteem, avocat d'affaires et député de l'opposition, s'interroge sur la démarche du régulateur.

''La question que l'on se pose c'est comment un tel groupe a obtenu des permis d'opérations ? Comment une personne comme Jean-Claude Bastos a pu passer à travers les filets alors qu'il a des démêlés avec la justice Suisse et donc selon le droit mauricien il n'est pas qualifié pour détenir de telles licences ? Quel a été le rôle de la société de gestion qui est censé faire les vérifications nécessaires sur M. Bastos et ses compagnies ? En tout cas il y a encore beaucoup de zone d'ombres à être éclairées'', explique M. Uteem.

Dans un communiqué publié lundi sur son site internet, la société Quantum Global s'est dite «prête à fournir les assurances afin de poursuivre ses activités».

La société affirme qu'elle respecte les législations en Angola, à Maurice et en Suisse.

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