Nigeria : dissensions au sein du parti au pouvoir

Le président nigérian Goodluck Jonathan
Image caption Le président nigérian Goodluck Jonathan

Une bataille judiciaire autour du choix du candidat du parti au pouvoir le PDP (Peoples’ Democratic Party) pour la prochaine élection présidentielle au Nigéria bat son plein. Les deux groupes adversaires au sein du parti, qui soutiennent chacun l'un des deux candidats aux primaires, sont allés en justice pour disqualifier l’autre candidat.

Les partisans de l’ancien vice-président Abubakar Atiku, regroupés dans son comité de campagne, souhaitent que la justice ordonne à la Commission électorale indépendante de rejeter la candidature du président de la république, Jonathan Goodluck, lui-même membre du PDP, à la présidentielle de 2011.

En raison d'une règle non officielle de rotation du pouvoir au sein de la formation politique, ce serait au tour d’une personnalité du Nord d’accéder à la présidence de la république.

Un sénateur et un ancien candidat au poste de gouverneur membres du PDP, voudraient, quant à eux, que la Haute cour bloque la candidature de l’ancien vice président Atiku à la primaire du PDP pour des raisons de corruption.

Selon eux, M. Atiku aurait reçu deux millions de dollars dans une affaire de pots de vin dans laquelle la compagnie de télécommunication allemande Siemens est impliquée et il serait aussi suspecté dans une affaire de blanchiment d’argent.

Les primaires au sein du PDP sont fixées pour le 13 janvier 2011.