Côte d'Ivoire : la Cédéao envisage le recours à la force contre Gbagbo

Alassane Ouattara, Soro et Choi
Image caption Alassane Ouattara, président ivoirien reconnu à l'extérieur, a appelé l'armée à lui obéir.

Des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest étaient réunis en sommet, vendredi à Abuja, pour discuter de la crise.

La Cédéao a de nouveau haussé le ton face au président sortant ivoirien.

Les dirigeants des pays d'Afrique de l'Ouest ont menacé d'user de la force pour chasser Laurent Gbagbo qui a promis de se battre jusqu'au bout pour conserver son fauteuil présidentiel.

Ils ont décidé d'envoyer une mission en Côte d'Ivoire pour demander à Laurent Gbagbo de partir.

Les présidents béninois, sierra-léonais et cap-verdien devraient se rendre à Abidjan mardi.

"Le sommet consent à faire un dernier geste à l'endroit de M. Gbagbo, l'exhortant à faire une sortie pacifique ", ont indiqué les 11 chefs d'Etat présents, dans le communiqué finale.

Les pays d'Afrique de l'Ouest ont également menacer de traîner devant la justice internationale les responsables des morts en Côte d'Ivoire.

Samedi, le camp du président sortant a réagi: cette menace est «inacceptable», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ahoua Don Mello.

La Cédéao a déjà suspendu le pays de ses rangs.

Jeudi, sept ministres des Finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), ont demandé à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest(BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants d'Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays. Le camp Gbagbo a rejeté cette décision.

Le bras de fer entre l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara et le président sortant Laurent Gbagbo se poursuit après les annonces contradictoires des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Union africaine et l'Union européenne notamment estiment qu'Alassane Ouattara est le vainqueur de ce scrutin.

Laurent Gbagbo reste sourd aux appels de la communauté internationale qui lui demande de reconnaître sa défaite et de laisser le pouvoir à Alassane Ouattara.

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