Soudan:"mauvaise gestion du pétrole"

Le président soudanais  El Béchir en visite à Juba
Image caption Le président soudanais El Béchir en visite à Juba

A trois jours du référendum d'auto-détermination du Sud, la question du partage du pétrole au Soudan n'est toujours pas résolue. Ce point essentiel est censé avoir été réglé par l'accord global de paix ayant mis fin à la guerre civile en 2005.

Mais selon l'organisation Global Witness, l'opacité du secteur pétrolier met en péril tout règlement pacifique.

Au terme de l'accord de paix, signé en 2005 entre le Nord et le Sud Soudan, les revenus du pétrole sont partagés entre les deux parties du pays.

Cette manne représente plusieurs milliards de dollars.

Mais selon l'organisation spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles de lutte contre la corruption, Global Witness, ce compromis est menacé par le manque de transparence des chiffres publiés par le gouvernement de Khartoum.

Dans une étude publiée jeudi, Global Witness recense des différences allant de 9 à 26% entre les chiffres de production déclarés par les autorités et ceux de la principale compagnie pétrolière opérant au Soudan, la société chinoise CNPC.

Or, c'est à partir des chiffres officiels du gouvernement qu'est calculé le partage des revenus pétroliers.

Selon Global Witness, Khartoum n'a pas donné d'explication satisfaisante à ce décalage dont le résultat est une différence qui se chiffre en centaines de millions de dollars.

L'ONG basé à Londres souligne qu'il est indispensable que l'accord de partage des revenus pétrolier soit beaucoup plus transparent , si le Soudan veut éviter de retomber dans la guerre.

Pour Global Witness, tout nouvel accord devrait être facilement vérifiable et supervisé par un organe indépendant.