Les deux Français enlevés à Niamey sont morts

Image caption Les enlèvements sont rares à Niamey, beaucoup plus sécurisée que les zones désertiques.

Les deux jeunes Français ont été retrouvés morts après une fusillade près de la frontière avec le Mali entre les ravisseurs et des éléments de l'armée nigérienne lancés à leur poursuite, a indiqué le ministre français de la Défense. Alain Juppé n'a cependant pas précisé qui était responsable de leur mort.

Selon lui, l'opération "coordonnée avec des éléments français présents dans la région" a permis de "neutraliser" certains des ravisseurs, mais "à l'issue de celle-ci, les corps des deux otages ont été découverts sans vie.

Le président français a condamné, " un acte barbare et lâche". Nicolas Sarkozy a assuré de la détermination de la France à "combattre sans relâche la barbarie terroriste."

Les corps des deux Français ont été ramenés à Niamey par avion, a indiqué à Reuters une source gouvernementale nigérienne.

Il s'agit des deuxième et troisième ressortissants français tués au Sahel en l'espace de six mois.

Antoine de Léocour et Vincent Delory avaient été enlevés dans un restaurant de Niamey et emmenés en voiture. On ignore pour l'instant si ce nouvel enlèvement est ou non le fait de groupuscules liés à Al-Qaïda.

Ces dernières années, un certain nombre d'Occidentaux ont été enlevés au Niger par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

Selon un correspondant de la BBC à Niamey, les enlèvements sont rares dans la capitale, qui est plus sûre que les régions désertiques.

Toujours selon notre correspondant, l'un des hommes enlevés devait se marier à une femme du Niger, et l'autre homme était un de ses amis.

La France travaille déjà à obtenir la libération des cinq otages français enlevés en septembre, avec un Togolais et un Malgache, près d'Arlit dans le nord du Niger.

Des militants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) les détiendraient au Mali voisin.