RDC : de nouveaux cas de viols dévoilés

Des rebelles dans l'est du Congo
Image caption Les rebelles sont dans le collimateur de la justice internationale

Des enquêteurs des Nations unies ont révélé de nouvelles attaques commises contre des civils dans l’est du pays.

Selon l'ONU, des militaires gouvernementaux auraient violé plus de 30 femmes lors de ces violences.

Madnodje Mounoubai, le porte-parole de la mission de maintien de la paix Monusco, a déclaré lors d'une conférence de presse à Kinshasa mercredi que l'attaque des villages de Bushani et Kalambairo dans la province du Nord-Kivu le 31 décembre et le 1er janvier s'est soldée par le viol de 32 femmes dont deux enceintes et une adolescente de 16 ans. Il a ajouté qu'une personne a été blessée par balle, 50 maisons et un centre de santé pillés et de nombreux villageois soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants.

Ces nouvelles n'arrivent que maintenant en raison de l'isolement de ces villages, loin des routes et des réseaux téléphoniques. Les enquêteurs de l'ONU sont arrivés sur place la semaine dernière.

Selon eux, les auteurs des violences semblent être des troupes gouvernementales engagées dans les opérations Amani Leo contre les rebelles hutus rwandais FDLR. Le Colonel Sylvain Ekenge, porte-parole de l'armée pour les opérations Amani Leo au Nord Kivu, a dit qu'il avait entendu ces allégations mais qu'il ne pouvait rien confirmer tant que la mission de vérification conjointe prévue par l'armée et l'ONU ne serait pas allée sur place. Il a promis que si les faits étaient confirmés, l'armée arrêterait les coupables et les traduirait en justice.