RDC : un centre pour les victimes de viol

Mains d'une victime de viols sur son lit d'hôpital Copyright de l’image BBC World Service
Image caption Mains d'une victime de viols sur son lit d'hôpital

L'envoyée spéciale des Nations Unies pour les violences sexuelles, Margot Wallstrom est à Bukavu en compagnie d'hommes politiques et d'autres personnalités pour l'ouverture d'un nouveau centre pour les victimes de viol dans la République démocratique du Congo. Le projet est baptisé "La Cité de la joie".

La Cité de la joie pourra accueillir quatre-vingt-dix victimes d'agression sexuelle. Pendant les quatorze années de conflit, le viol a été très largement utilisé comme une arme de guerre par les divers groupes armés.

Le centre a été conçu en étroite collaboration avec les femmes de l'est du Congo. Des victimes de viols résideront jusqu'à six mois dans La Cité de la joie et elles y recevront des soins médicaux et des conseils. Elles bénéficieront de thérapies par l'art ainsi que de formations en droit et en leadership.

Les Nations Unies ont déboursé un million et demi de dollars pour construire La Cité de la joie.

Mais sur place, certains humanitaires ont critiqué l'intérêt de personnalités célèbres pour le projet de La Cité de la joie et ils ont dénoncé une aussi importante dépense destinée à aider un petit nombre de victimes. Ils expliquent que l'ONU a répertorié 11000 cas de viols dans l'est du Congo dans la seule année 2010 et de nombreuses agressions sexuelles ne sont pas signalées.