Alger renforce ses troupes près du Mali

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Image caption Le renforcement des troupes algeriennes laisse présager l’exécution d’opération contre des bases d'Aqmi dans le nord du Mali.

Après l’enlèvement de ses sept diplomates à Gao, l’Algérie a renforcé ses troupes dans le sud du pays, aux frontières avec le Mali.

Le ministère de la Défense y a dépêché des unités militaires supplémentaires, des avions et des hélicoptères de combat ainsi que des appareils de transports de troupes, rapporte le quotidien arabophone El Khabar.

Les forces militaires basées dans le sud algérien sont en état d’alerte maximum.

Elles ont été renforcées par trois mille soldats des forces spéciales, dont certains spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et la libération d’otages, a rapporté El Khabar.

‘’Ce qui laisse présager l’exécution d’opérations contre l’organisation d’Aqmi dans le nord du Mali’’ a estimé le journal.

En 2003, des unités spéciales de l’armée étaient intervenues pour libérer, dans le sud algérien, 14 des 32 touristes européens enlevés par des commandos du GSPC, ancêtre de l’actuel AQMI.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Médelci, a rappelé samedi que son pays, ‘’s’est engagé à tout mettre en œuvre pour le rapatriement de ses compatriotes’’, dans une allusion aux 7 diplomates algériens, dont le Consul, enlevés jeudi matin par un groupe armé à Gao, dans le nord du Mali.

Les ravisseurs n’ont formulé jusqu’ici aucune revendication. Une cellule de crise a été mise en place pour suivre cette affaire, dont le traitement impose ‘’beaucoup de discrétion’’, a ajouté M. Médelci.

Les familles des diplomates enlevés et une française travaillant pour l’UNICEF, qui s’était réfugiée au Consulat d’Algérie à Gao, ont été rapatriés vendredi à Alger par avion militaire, via Bord Badji Mokhtar, ville proche de la frontière malienne.