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La crise malienne au sommet de l'U.A

Dernière mise à jour: 14 juillet, 2012 - 19:42 GMT
Jean Ping

Le président de la Commission de l'Union africaine, le gabonais Jean Ping.

La crise actuelle au Mali, dont le nord est passé en mars sous le contrôle de groupes armés, essentiellement islamistes, est "l'une des plus graves" que traverse l'Afrique, a estimé samedi à Addis Abeba le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping à l'ouverture de la réunion du Conseil de paix et de sécurité.

La réunion est aussi consacrée aux aux tensions entre les deux Soudan.

Jean Ping a estimé que "sa persistance fait peser un réel danger sur la viabilité de l'Etat malien, ainsi que sur la stabilité et la sécurité régionale", à la veille du 19e sommet des chefs d'Etat de l'UA, dimanche et lundi dans la capitale éthiopienne.

La préservation de l'unité et l'intégrité territoriale du pays, le rejet du terrorisme et le refus des changements anticonstitutionnels de gouvernement sont d'une importance capitale pour le continent", a souligné le président de la Commission de l'Union africaine.

Et à l'occasion de la traditionnelle interview du 14 Juillet, le président français, François Hollande, a déclaré qu'il revient "aux Africains eux-mêmes d'organiser le soutien au Mali".

"Il faut", a-poursuivi le chef de l'Etat, "qu'il y ait d'abord un véritable gouvernement au Mali qui puisse prendre ses responsabilités, pour qu'une intervention dans le cadre de l'Union africaine et des Nations Unies puisse se faire - c'est aux Africains de déterminer et le moment et la force".

La CEDEAO, la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest, souhaite envoyer sur place une force de quelque 3000 hommes, mais voudrait au préalable obtenir un appui clair et net de la part de l'ONU pour reconquérir le nord du Mali, occupé par des groupes armés islamistes.

Le premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra est en ce moment à Paris pour rencontrer le président intérimaire Dioncounda Traoré.

Au centre de leurs discussions, la mise en place d'un gouvernement de large ouverture, condition préalable posée par l'ONU pour l'approbation et le soutien d'une force militaire au Mali.

Par ailleurs au sujet des deux Soudan, Jean Ping a noté des progrès "lents et inégaux" dans l'application de la "feuille de route" élaborée par l'UA pour tenter de trouver une solution aux tensions persistantes entre Khartoum et Juba depuis la partition du Soudan en juillet 2011.

Il a marqué sa satisfaction au sujet de "la volonté des deux pays de revenir à un esprit de partenariat dans leurs négociations".

Celles-ci ont repris en mai à Addis Abeba, sans réels progrès pour le moment, pour tenter de régler les principaux différends en suspens entre les deux pays: démarcation de la frontière, partage des ressources pétrolières et statut de zones contestées.

Le médiateur de l'UA dans la crise soudanaise, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, doit présenter au CPS son rapport sur l'évolution des négociations.

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