Le Mali demande une résolution

Image caption Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra (à gauche) avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à New York le 23 septembre.

Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a demandé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution autorisant une force militaire internationale pour reconquérir le nord du pays occupé par des groupes islamistes.

"Nous sollicitons l'adoption d'une résolution autorisant la mise en place d'une force militaire internationale composée de tous ceux qui veulent et peuvent nous aider à reconquérir les territoires occupés dans le nord", a déclaré Cheikh Modibo Diarra lors d'une réunion sur le Sahel en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Juste avant, le président français François Hollande a demandé une convocation "au plus vite" du Conseil de sécurité de l'ONU pour examiner la requête du Mali.

François Hollande a souligné que "ce qui se produit au nord Mali est une menace pour l'Afrique de l'ouest, le Maghreb", et c'est également un risque pour "l'ensemble de la communauté internationale".

"Quand un territoire grand comme la France est occupé par des groupes terroristes (...) alors nous sommes devant une menace qui concerne l'ensemble du monde", a-t-il averti.

François Hollande a également salué la décision du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de nommer un envoyé spécial pour le Mali.

Le nom de cet émissaire n'a pas encore été annoncé.

Pour le président sénégalais Macky Sall, "la zone sahélienne est devenue un sujet de préoccupation qui nous interpelle tous".

"Nous avons besoin d'une action militaire clairement aujourd'hui", a-t-il martelé.

Prudence

Prudence en revanche de Ban Ki-moon: le secrétaire général de l'ONU a certes exhorté la communauté internationale à "ne pas abandonner le Sahel", mais a estimé qu'une réponse militaire pour libérer le nord du Mali devait être considérée avec une "extrême prudence".

L'ONU a déjà réclamé au Mali et à la Cédéao des précisions sur les modalités d'une intervention aux contours encore très flous.

Plusieurs diplomates ont déjà fait part de leur scepticisme concernant la mise en place d'une telle force.

Ils font notamment valoir que si la Cédéao est une force sur le papier, elle n'a pas assez de troupes à fournir, ni même la volonté de participer, pour certains pays comme la Mauritanie.