L'insurrection Mau Mau

Image caption Des suspects Mau Mau arrêtés par des forces de l'ordre britannique en 1953.

La lutte menée par les insurgés kényans Mau Mau contre l'autorité coloniale britannique a représenté une étape-clé vers l'indépendance du Kenya, même si le mouvement et ses militants ont été écrasés par une répression brutale.

Entre 1952 et 1960, les guérilleros Mau Mau, souvent vêtus de peaux d'animaux et coiffés de dreadlocks ont semé la terreur chez les colons britanniques.

Essentiellement issus de la communauté kikuyu du centre du pays - la plus importante en nombre -, les Mau-Mau ont pris les armes pour "La terre et la liberté" et mené des attaques depuis des bases reculées en forêt afin de récupérer les terres fertiles des colons blancs.

Si 32 colons blancs seront assassinés, il est difficile de savoir combien de Kényans indigènes ont péri sous la répression britannique.

Image caption Un camp de prisonniers pour présumés Mau Mau à Nairobi en 1953.

L'estimation la plus basse estime qu'au moins 10.000 d'entre eux ont été tués.

Les collines verdoyantes et les forêts luxuriantes du centre du Kenya - un temps surnommé "les plateaux des Blancs" - étaient prisées des colons, faisant naître un profond ressentiment dans la communauté kikuyu chassée de ses terres.

Si le mouvement Mau-Mau est considéré comme ayant été un facteur essentiel vers l'indépendance du Kenya en 1962, il a aussi créé des divisions profondes entre les différentes communautés du pays, certaines rejoignant le maquis d'autres servant l'administration coloniale.

Le mouvement est resté officiellement illégal jusqu'en 2003, date à laquelle l'actuel président Mwai Kibaki - un Kikuyu - a levé son interdiction.

En 2006, a été érigée dans le centre de Nairobi une statue d'un des principaux dirigeants Mau-Mau, Dedan Kimathi, arrêté en octobre 1956 et pendu l'année suivante, désormais considéré comme un héros de l'indépendance.

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