Une centrale attaquée à Abidjan

  • 15 octobre 2012
Image caption Un soldat ivoirien à Abidjan le 9 octobre 2012.

Nouvelles attaques en Côte d’Ivoire: des hommes armés ont attaqué la centrale thermique d’Azito située à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan, et des positions de forces de l’ordre à Bonoua à une soixantaine de kilomètres d’Abidjan.

Ces incidents font suite à d’autres qui ont eu lieu à mi-septembre.

Selon une sources officielle, des hommes armés ont braqué le commissariat de Bonoua dimanche soir vers 22h, apparemment sans grand dommage.

Ils ont emporté une kalachikov.

Ensuite ils s’en sont pris a la brigade de gendarmerie où il y a eu des échanges de tirs.

Les assaillants repoussés par les forces de l’ordre se sont enfuis vers la ville de Samo plus l’est.

Selon une sources officielle, les attaquants semblaient chercher des armes.

Lundi matin, les forces de l’ordre demandaient aux habitants de rester chez eux, et organisaient un ratissage pour trouver d'éventuels assaillants ou complices des attaques.

Par ailleurs, vers 3h du matin, la centrale thermique d’Azita a également été attaquée par des hommes armes et en treillis.

Après des échanges de tirs, ils ont été repoussés par les forces ivoiriennes.

Une petite dizaine d’assaillants a été arrêtée.

Suite à cet incident, la centrale thermique aurait subit des dégâts qui sont encore à évaluer.

Notons que la ville de Bonoua est sur l’axe qui va d’Abidjan à la frontière du Ghana.

Dans la nuit du 20 au 21 septembre dernier, la ville frontalière de Noé avait été attaquée.

Les autorités ont accusé les assaillants d'être passé du coté du Ghana et ont fermé la frontière pendant plusieurs semaines.

Depuis le mois d'août, les forces sécurité ivoiriennes sont la cible d’attaques sporadiques.

Les autorités pointent du doigt les pro-Gbagbo dont beaucoup sont réfugies au Ghana et au Liberia d'être à l’origine de ces attaques.

De son coté, le parti de l’ancien président Laurent Gbago dément toute implication dans ces violences.