Nigeria : nouveau dérapage de l’armée

  • 2 novembre 2012
Maiduguri
Image caption Amnesty International accuse l’armée nigériane de violations graves des droits de l’homme. L’armée dément.

Selon des témoignages recueillis par la BBC, des dizaines de personnes ont été entassées et fusillées par des militaires.

Des actes qui se seraient produits, jeudi, le jour même où l'armée a rejeté un rapport d'Amnesty international l'accusant de violations graves des droits de l'homme dans sa lutte contre les membres de la secte islamiste Boko Haram.

Le rapport d’Amnesty révèle des actes de tortures et autres formes de traumatismes sur les populations civiles, mais aussi des exécutions sommaires, d'incendie de maisons et de détentions sans procès.

Des accusations rejetées par le porte-parole de l'armée nigériane à Maiduguri.

L'armée reconnait tout au plus des abus mineurs commis par les soldats, mais pas des exactions.

Mais un chef religieux musulman de la ville de Maiduguri a raconté comment lui et ses enfants ainsi que d'autres jeunes gens ont été envoyés de force en brousse, hier, par des soldats pour ensuite les séparer les uns des autres.

Quatre de ses enfants ont été tués, et l'imam indique avoir compté par la suite 48 corps sans vie de jeunes gens à la morgue.