Mali: sommet de la Cédéao le 11 nov.

Image caption Les chefs d'état-major de la Cédéao à Bamako le 6 novembre. Ils ont adopté un plan de reconquête armée du nord du Mali.

Les chefs d'Etat de la Cédéao se réuniront dimanche à Abuja, la capitale nigériane, pour adopter le plan d'intervention militaire dans le nord du Mali, occupé par des groupes islamistes armés.

Avant ce sommet, les ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest se renconteront vendredi, toujours à Abuja.

Une fois adopté, le plan d'intervention "sera alors transmis par l'entremise de l'Union africaine, avant le 15 novembre, au Conseil de sécurité des Nations unies, qui, le 12 octobre, avait voté une résolution donnant à la Cédéao 45 jours pour préciser ses plans de reconquête du Nord-Mali", selon un communiqué de la Cédéao.

Les chefs d'état-major de la Cédéao ont adopté ce qu'ils appellent un "concept d'opérations harmonisé", c’est-à-dire un plan de reconquête armée du nord du Mali.

Ce "concept" précise la composition de la force qui interviendra au Mali avec l'aval de l'ONU et le soutien logistique de pays occidentaux, le niveau de participation des pays de la Cédéao qui en constitueront le noyau, le financement et les moyens militaires dont elle devra disposer.

Il avait auparavant été mis au point par des experts internationaux, occidentaux et africains, réunis pendant une semaine dans la capitale malienne. Aucun détail n'a cependant été rendu public sur ce plan d'intervention.

Des sources proches des rencontres de Bamako indiquent que la force comprendrait 4.000 hommes au lieu des 3.000 initialement prévus, et que des éléments "non africains" y participeraient.

Pendant ce temps, une délégation d'Ansar Dine, qui discute depuis une semaine à Ouagadougou avec les autorités burkinabé, a affirmé rejeter "toute forme de terrorisme" et être prêt "au dialogue" avec Bamako.

Mohamed Ag Aharid, porte-parole de la délégation d'Ansar Dine à Ouagadougou, a mis en garde contre toute intervention armée au Mali qui risque "d'embraser" la région.

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