Ansar Dine craint l’extermination

  • 9 novembre 2012
Une délégation d'Ansar Dine à Ouagadougou le 6 novembre 2012.

Le porte-parole d'Ansar Dine, un des trois groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali, a estimé qu’une intervention militaire internationale reviendrait à “exterminer un peuple”.

Dans un interview au quotidien algérien Al-Watan, Mohamed Ag Aharib, déclare "que l'on ne peut s'en prendre à Aqmi ou au Mujao (les deux autres mouvements qui occupent le nord du Mali) sans toucher aux populations: comment feront-ils pour distinguer un terroriste d'un simple citoyen?".

Les préparatifs se poursuivent en vue d’une intervention militaire dans le nord du Mali.

Les chefs d'Etat de la Cédéao se réuniront dimanche à Abuja pour adopter le plan d’intervention militaire échafaudé par les chefs d'état-major, qui prévoit l’envoi de 4.000 hommes au sein d’une force pan-africaine.

Ansar Dine, composé essentiellement de Touareg, a solennellement proclamé mardi à Ouagadougou son rejet du "terrorisme" et appelé au dialogue.

Le porte-parole d’Ansar Dine voit dans l’éventuelle intervention un plan "d'une coalition internationale contre les populations arabes et touareg du Nord Mali".

Mohamed Ag Aharib estime en outre que combattre AQMI et le Mujao était contraire à l'éthique de son groupe, car cela serait “nous demander de combattre d'autres musulmans”.

Il a enfin plaidé que “nous voulons convaincre l'opinion internationale que nous sommes fréquentables".

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