Mali: la bataille des airs

Image caption Des combattants d'Ansar Dine à Kidal dans le nord du Mali en août 2012.

Les troupes maliennes, soutenues par un appui aérien étranger, devraient emmener l’assaut pour recapturer Tombouctou et les autres villes du nord du Mali contrôlées par des groupes islamistes armés, selon un plan d’intervention militaire discuté ce vendredi par les ministres de la Défense et des Affaires de la Cédéao réunis à Abuja.

D'après une source militaire malienne anonyme citée par l’agence Reuters, “les forces internationales n’effectueront pas de combats au sol, ce rôle appartiendra à l’armée malienne”.

“Les frappes aériennes seront de la responsabilité de la force internationale”, ajoute cette source, qui précise que les partenaires étrangers fourniront aussi un soutien logistique et de renseignement, tandis que des soldats et des policiers auront la mission de sécuriser les zones capturées par l’armée malienne.

Les chefs d'Etat-Major des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, de l’Union Africaine et d’Europe ont mis sur place un plan d’attaque cette semaine à Bamako, qui prévoit le déploiement d’une force de 4.000 hommes, essentiellement constituée de soldats d’Afrique de l’Ouest.

On ne sait pas combien de soldats occidentaux pourraient être impliqués.

Après avoir été discuté par les ministres à Abuja vendredi, le plan d’intervention armée sera adopté par les chefs d’Etat de la Cédéao, qui se réuniront en sommet dimanche à Abuja, avant d'être transmis par l'entremise de l'Union Africaine au Conseil de sécurité des Nations unies, avant le 15 novembre

Le plan couvre une période de six mois, avec une phase préparatoire pour l'entraînement et l'établissement de bases dans le sud du Mali, suivie d'opérations de combats dans le nord.

Une autre source militaire citée par Reuters indique que l’armée malienne s’attend à ce que les rebelles islamistes évitent les combats conventionnels et disparaissent dans les montages lointaines ou se fondent dans la population locale.

“C’est le principal problème, et la tache reviendra à nos services de renseignements de le résoudre”.

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