Ansar Dine: non à une intervention armée

Des combattants d'Ansar Dine à l'aéroport de Kidal.
Image caption Des combattants d'Ansar Dine à l'aéroport de Kidal.

Algabass Ag Intalla, le chef de la délégation d'Ansar Dine qui séjourne depuis plus d'une semaine à Ouagadougou, a indiqué à un groupe de journalistes sur place que la décision des chefs d'Etat de la sous-région n'est pas intéressante pour son groupe. Il a précisé que l'offre de dialogue de son groupe "a été négligée par la CEDEAO" mais qu'il va continuer "à donner une chance à la négociation".

Ansar Dine a répété que la solution dans le nord Mali, occupé depuis des mois par différents groupes armés, ne peut être militaire. L'organisation a averti qu'une intervention militaire étrangère pourrait déstabiliser toute la sous-région.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla) partage cette position. Le vice-président du mouvement, que le correspondant de la BBC à Ouagadougou a rencontré, a déclaré qu'une opération militaire ne pouvait être lancée sans au préalable résoudre le différend qui l'oppose à Bamako.

De son côté, Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères a indiqué que Paris ne prévoyait pas d'envoyer des troupes sur le sol malien. Il a fait cette déclaration à Tripoli où il se trouve en visite. "C'est aux Africains de se rassembler pour réunir leurs forces", a-t-il ajouté. Il a toutefois réaffirmé que la France pourrait "aider dans le domaine logistique".

Le conseil de sécurité de l'Onu doit à présent donner son avis sur la décision des chefs d'Etat de la CEDEAO, prise dimanche, d'envoyer des troupes au sol pour déloger les islamistes qui occupent le nord Mali.