RDC: "plus de 150 rebelles tués"

Près d'un demi-million de personnes ont été déplacées par les combats dans les Kivu
Image caption Près d'un demi-million de personnes ont été déplacées par les combats dans les Kivu.

Le gouverneur du Nord-Kivu a déclaré à la BBC que des combats à l'arme lourde continuaient vendredi matin à environ 30 km de Goma, chef-lieu de la province, riche en ressources minières.

Julien Paluku a affirmé que "plus de 150 rebelles et deux soldats des Forces armées de la république démocratique du Congo", avaient été tués jeudi, par l'armée congolaise, appuyée par des chars et des hélicoptères de combats, dans une interview à BBC Afrique.

Selon Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, parmi les rebelles tués, 51 portaient un uniforme de l'armée rwandaise.

Ce bilan n'a pas pu être confirmé de source indépendante.

Ce dernier affrontement s'est déroulé à proximité du village de Kibumba, à environ 30km, au nord de Goma.

Le gouvernement de Kigali a catégoriquement démenti tout soutien au mouvement rebelle M23, constitué principalement d'anciens rebelles qui avaient été intégrés dans les FARDC.

En octobre, dans un rapport non officiellement publié, des experts onusiens avaient accusé le régime rwandais et l'Ouganda de fournir des armes et d'autres formes de soutien, financier et logistique entre autres au M23.

La ministre des affaires étrangères Louise Mushikiwabo a fait part de sa préoccupation au sujet du regain de violences dans l'Est de la RDC, estimant que ce dernier développement compromet le processus de paix en cours au sein de la Conference internationale de la région des Grands lacs.

Image caption Les Nations-Unies et les Etats-Unis ont imposé des sanctions au chef du M23 Sultani Makanga.

Mardi, l'Ouganda avait fermé le poste frontière de Bunagana, la demande de Kinshasa.

En début de semaine, les Nations-unies et les Etats-unis ont annoncé le gel des avoirs du chef du M23, Sultani Makenga, qui fait l'objet d'une interdiction de voyager.

Depuis le début de la mutinerie en avril, l'instabilité dans la région a provoqué le déplacement de près d'un demi-million de personnes .