Les policiers malgaches accusés d’abus

Image caption Les vols de bétails se sont multipliés ces derniers mois à Madagascar.

Dans un communiqué publié mardi sur son site Internet, Amnesty International a déclaré qu’il faut maîtriser les forces de sécurité malgaches qui se livrent à des actes de violence aveugle dans le sud du pays.

De retour d’une mission sur la Grande Ile, Christian Mukosa, le chercheur d’Amnesty International, rapporte des témoignages faisant état de personnes sanctionnées et persécutées, de mauvais traitements qui pourraient constituer des atteintes aux droits humains, d’exécution de suspects de manière extrajudiciaires lors des descentes des forces de sécurité, ou encore d’incendies de villages.

L’ONG appelle le gouvernement malgache à maîtriser ses forces de sécurité et à diligenter une enquête indépendante sur toutes ces allégations. Elle souhaite aussi que les responsables présumés de ces violations massives, parmi lesquels des membres hauts gradés des forces de sécurité, soient traduits en justice.

Recrudescence des vols de bétails

Les autorités malgaches avaient tenté de justifier auprès du missionnaire les actions des forces spéciales de sécurité envoyées dans le Sud de la Grande Ile pour tenter de sécuriser une région où les vols de bétails semblent avoir connu un regain important ces six derniers mois et où des affrontements entre des présumés voleurs de bétails et des villageois, ou entre de présumés voleurs de bétails et les forces de l’ordre ont tué au moins 250 personnes cette année.

Mais les explications aussi bien des autorités locales que des forces de l’ordre qui se relaient sur les chaînes de télévision et de radio publiques pour raconter le soulagement des populations du Sud depuis l’intervention des forces de sécurité sont loin de convaincre une grande partie de l’opinion.

De nombreuses voix issues de la société civile se sont élevées, et continuent de dénoncer ce qui est considéré comme étant des exactions et autres bavures dans le Sud.